mardi, 24 mai 2005
Un appel des étudiants européens
Voici reproduit un appel de nombreux étudiants européens.
Ce n'est pas un argumentaire mais plutôt un simple appel.
Néanmoins je ne peux que le soutenir !
Aujourd'hui, quelques jours avant le referendum sur l’avenir de l'Europe, nous, des étudiants européens d'horizons géographiques, politiques et sociaux différents, élèvent nos voix pour enfin participer au débat en France.
Car si ce débat a lieu en France, ce ne sont pas des questions de la politique française ou de l'avenir des hommes politiques français dont on parle : dans ce débat, il s'agit de l'avenir de l'Europe.
Nous souhaitons participer à ce débat.
Aujourd'hui, nous élevons nos voix, parce que nous avons peur.
Nous avons peur que l'Europe ne manque son rendez-vous avec l'histoire : pour la première fois dans l'histoire de la planète, nous, les 25 peuples de l'Europe, avons l'immense chance de pouvoir avancer en commun, de travailler ensemble pour assurer la paix et la prospérité et pour défendre nos valeurs communes.
Nous avons peur que l'Europe ne relève pas le défi que lui lance l'avenir du monde.
Qu'elle ne réponde pas au besoin qu'éprouve le monde d'aujourd'hui : ce besoin d'une Europe forte, capable d'agir vite et de manière déterminée sur la scène internationale, mais aussi chez nous, en Europe.
Nous craignons une Europe inerte, repliée sur soi et condamnée à subir les développements plutôt que de les influencer.
Si nous Européens n'avançons pas, d'autres le feront à notre place, ailleurs dans le monde.
Avec le Traité constitutionnel, vous avez l'avenir de l’Europe entre vos mains.
Ce Traité nous permettra de fermer définitivement les plaies de l'histoire et de définir les bases pour notre avenir commun.
Avec un président et un Ministre des Affaires étrangères, l'Europe pourra faire valoir ses valeurs et ses visions sur la scène internationale.
Et ce Traité, le premier qui n’a pas été élaboré uniquement par les gouvernements, fera que l'Europe deviendra plus démocratique, plus proche des Européens et plus transparente.
La France à tout à gagner avec l'Europe et ce Traité.
Son histoire et ses traditions, son rayonnement culturel et ses capacités économiques lui assureront toujours une première place en Europe.
Cette France, dans la tradition de Robert Schuman, Charles de Gaulle et François Mitterrand, fidèle à sa vocation européenne, se retrouve pleinement dans le Traité constitutionnel, mieux peut-être que tout autre Etat européen.
Nous avons déjà beaucoup avancé depuis la fondation de la Communauté économique européenne en 1957. L'Europe est devenue plus démocratique, plus politique et plus sociale.
Ce Traité constitutionnel ne sera ni la fin de l'histoire, ni la fin de la construction européenne : l'Europe continuera à s'approfondir, à s'améliorer et répondra toujours mieux aux besoins des Européens.
Dimanche prochain, donnez lui, avec un oui franc et massif, les moyens de le faire !
15:10 Publié dans Regards européens | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



Commentaires
C'est un appel assez "émouvant", qui peut faire réfléchir, surtout venant de la nouvelle génération...
Écrit par : dédé | dimanche, 22 mai 2005
moi aussi je suis étudiante et moi aussi je me sens concernée par le devenir de l"europe", (au passage je suis aussi "la nouvelle génération" dédé...) seulement je n'ai pas tout à fait le mme point de vu et je dis NON NON et re NON à cette constituation libérale qui légitime la compétition et non plus le principe de solidarité entre les peuples!!!!
jexècre la compétition je trouve ça terrrrrrrrrrrrrrrrrrriblement malsain!!
un conseil, filez du coté de chez http://leplebeienbleu.hautetfort.com/
il essaira de vous raisonner mes confrères étudiants européen ou alors allez directement à la source ici:
http://www.ineditspourlenon.com/
dimanche prochain je donnerai les moyens à l'europe de se construire sur des bases plus sociales que libérales, positives et démocratiques, avec un NON franc et clairvoyant!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Écrit par : lisa | dimanche, 22 mai 2005
pour une étudiante lisa tu ne semble pas prendre le temps de beaucoup réfléchir aux sujets dont on parle. Tu as un discours limite outrancier, on sent que tu n'as absolument pas lu le blog sur lequel tu t'exprimes. et tu cites des argumentaires qui ont déjà été pour la pluparts démontés plusieurs fois.
je t'invite donc soit à poser des questions ou des arguments précis (plutôt que de faire un renvoi en bloc) soit à dire clairement comment une fois que le NON sera passa il se révèlera la voie royale d'une europe sociale tout ça... parce que j'aimerai comprendre.
Écrit par : machinchose | dimanche, 22 mai 2005
En effet Lisa,
J'ai écris juste avant qu'il m'apparaissait plus intéressant pour le débat de lire les réponses que j'ai déjà formulé sur le site avant de poster les arguments auxquels j'ai justement déjà répondu de très nombreuses fois...
En l'occurence, j'ai d'ors et déjà répondu en long, en large et en travers, à l'argumentation que tu cites en lien (cette publicité me gêne un peu dès lors que j'en ai déjà bien parlé) et dont tu reprends les "thèses".
Merci beaucoup de ta compréhension,
PS: Merci de ne pas "incendier" ceux qui ne sont pas d'accord avec toi.
Nicolas CADENE
Écrit par : Nicolas CADENE | dimanche, 22 mai 2005
J'espère que le Oui l'emportera malgré des tendances d'opinion encore non acquises.
Je suis étonné de voir le débat monopolisé par une "gauche" qui se prétend moderniste et qui déplace le débat d'un point de vue uniquement économique. Grosso modo, l'économie sociale de marché n'est qu'un camouflet qui cache des prétentions nettement plus capitalistiques.
Je veux bien respecter toutes les idées. Les partisans du non, vous pensez réellement que la France résistera correctement face à la construction de cette nouvelle Europe ? Celle-ci se faisant sans nous ?
Vous pensez la France suffisament forte pour demeurer un ilot perdu dans une économie selon vos dires essentiellement libérale ?
Au contraire, aujourd'hui deux modèles s'affrontent : le modèle du "tout marché" que vous rejetez, comme moi. Modèle essentiellement américain voire asiatique.
Puis un modèle plus consensuel intégrant les considérations sociales qu'est le nôtre.
Si le non l'emporte, les intérêts dits économiques que vous redoutez s'en joueront.
Pire du seul point de vue des investissements étrangers en France par exemple (source d'emplois), ils se reporteront sur des pays moins immobilistes. Donc le chômage augmentera de votre seul fait.
Une crise de défiance sans précédent sera déclenchée. Les français au départ à l'initiative de l'Europe intégrée, de l'Europe aboutie après des siècles de lutte entre ses peuples seront à éviter.
Cette situation inédite ne pourra se résoudre ensuite à court terme. C'est-à-dire que pour retrouver la confiance des peuples européens, des politiques européens, des investisseurs étrangers pour l'emploi pour reprendre mon exemple, il faudra oeuvrer pendant de longues années.
Le mythe du "plombier polonais" n'est qu'une façade. Que s'est-il passé avec les "travailleurs portugais" en son temps ?
C'est plus simple de se protéger contre ces soi-disantes situations de concurrence. Mais si le travailleur français souhaite se protéger à court terme, c'est reculer pour mieux sauter.
Votre compétitivité plongera fatalement au profit d'autres pays européens.
Si au contraire, on organise cette "nouvelle" concurrence, le travailleur français ira sur des nouvelles activités qui serviront également ces nouveaux pays.
Ce système s'est toujours passé ainsi. Les Cassandre qui prévoyaient la fin du système en 86 lorsque l'Espagne et le Portugal sont rentrés dans la CE n'ont-ils pas consommé également "français" ?.
Votre faux débat, souvent orchestré par des altermondialistes aux idées romantiques et intéressantes sur d'autres points, n'est que le repli qui par certains côtés paraît paradoxalement nationaliste.
En se cadenassant, votre pouvoir d'achat baissera également puisque vous n'aurez pas accès à des produits meilleur marché.
Enfin, politiquement il semble que la France sera mieux représentée dans ce schéma. Donc susceptible d'encore mieux se faire entendre. A fortiori avec un axe franco-allemand renforcé.
Si vous considérerez cet ensemble, votre vote du non n'est qu'un vote de repli derrière un "Halte aux évolutions inévitables". En disant oui vous encadrez vous-mêmes notamment les évolutions du marché que vous redoutez.
Merci d'en tenir compte pour demeurer avant tout européens.
Thierry Capdevielle
Écrit par : thierry capdevielle | mercredi, 25 mai 2005
Lettre d’un grand père allemand à son petit-fils français
LA CONSTITUTION FRANCAISE DE L’EUROPE
Mon cher petit-fils,
J’ai été surpris de voir ton esprit civique à un âge où on se fout pas mal de pareilles billevesées. J’ai été encore plus surpris de m’apercevoir que tu avais déjà l’âge d’aller voter. Tu veux que je lise pour toi cette énorme et confuse élucubration et que je t’en fasse un résumé assorti de conseils judicieux.
Je l’ai relue dans cette optique et je te fais grâce d’explications détaillées.
La présentation est un peu ringarde car, elle ignore superbement la norme AFNOR de numérotation des chapitres, titres et sous-titres. Le repérage est pénible.
C’est donc une constitution française pour l’Europe. On y retrouve la « patte » de l’Ecole Nationale d’Administration, familière à tous les lecteurs du « JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ». En l’occurrence, c’est précis comme l’analyse d’un avion renifleur. On y retrouve une forme et une subtilité spirituelle déjà appréciés avec la législation sur l’invention de l’avoir fiscal, sur l’imposition des plus values, et les réglementations catastrophiques sur le « regroupement familial », enfin tout ce qu’un journaliste appelait avec humour « l’autoritarisme mou ».
Comme dans nos lois inapplicables (littoral et SRU 2000, Etc.…), le verbe pouvoir remplace le verbe devoir, ce qui permet aux décideurs une abstention légale et une inefficacité certaine. Là encore, le législateur laisse la décision aux hauts fonctionnaires et aux juges administratifs. Enfin, comme dans toutes les législations françaises, les dérogations abondamment prévues transforment les meilleures intentions en vœux pieux parfaitement inutiles.
Lorsqu’il a fallu abandonner le droit régalien de « battre monnaie », on n’a pas eu besoin de constitution. L’impossibilité de faire tourner la planche à billets, pour boucher les trous du budget par des dévaluations, ne permet plus le déficit budgétaire programmé, ni la gestion sur une hypothétique croissance.
Ignorant superbement cet incontournable postulat, la constitution imaginée par des Inspecteurs des Finances, entérine les mauvaises manières de la quatrième République, ressuscitées par François MITTERAND et poursuivies par les « blancs bonnets » qui ont succédé aux « bonnets blancs ». Les mêmes se retrouvent avec bonheur pour approuver des deux mains ce qui condamne le système.
Que dire de cette phrase de l’article I – 16 (2) qui prévoit la nécessité d’une coopération loyale entre les rouages de cette organisation farfelue. Une coopération loyale ? Cela va sans dire et cela va encore mieux en ne le disant pas. On a vu ce que cela donnait pour accompagner la douteuse intervention américaine en IRAK. Quelle belle et loyale unanimité.
Enfin, cerise suprême sur le gâteau, la procédure de révision semble inspirée par notre code de l’urbanisme au chapitre de la révision du Plan d’Occupation des Sols (le fameux P.O.S amoindri en P.L.U). Puisqu’on peut la réviser, à quoi sert-elle si le suffrage universel n’intervient plus ?
Le rêve d’une Europe centrée sur le fameux « noyau dur de base », se répandant comme une tache d’huile destinée à s’étendre, en intensité, par l’unification des institutions, fiscales, économiques et sociales, ne se traduit pas dans ce verbiage vaseux.
A vouloir tout prévoir, on s’enferme dans un carcan parfaitement irréaliste. Le plus étonnant c’est de voir l’Allemagne avaler de telles couleuvres. Il est vrai qu’engourdie dans une repentance obligatoire des jeunes générations pour les folies de leurs anciens, elle n’ose plus rien dire. En lisant cette débauche de verbiage de la constitution française de l’Europe, on peut se remémorer l’affiche de la propagande allemande de 1938 : Un balai « européen » dépoussiérait devant la porte en expulsant un coq bleu blanc rouge, courroucé, avec des livres et des journaux à la mode française. La légende :
« Dehors le fatras français », est redevenue d’actualité.
Il suffira de remplacer le nom d’un des journaux balayés par celui de « constitution française pour l’Europe », pour rajeunir l’affiche.
Mon cher petit fils, je n’ai pas le droit de choisir pour toi. Je déplore que le vote « blanc » n’ait pas de signification. Il serait si bon qu’il corresponde, non à un refus total, mais à la réclamation d’un organigramme cohérent assurant le succès de l’application. Je vais donc, moi aussi, employer ce fameux verbe pouvoir.
Au OUI des vaincus on peut préférer le NON de la résistance.
Écrit par : Tatard | mercredi, 28 mars 2007
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