vendredi, 22 avril 2005
Lettre pour le "oui" en réponse à M. Chouard
Je vous laisse lire une nouvelle "lettre" très intéressante concernant les erreurs des arguments de M. Chouard ou de certains partisans du "non"... Elle est évidemment partisane (socialiste), mais les arguments usés me semblent tout à fait justes et bien justifiés en l'espèce.
Lettre de B. Rullier, délégué national aux institutions du Parti Socialiste
Introduction :
L’imposture « Etienne Chouard »
[et de certains partisans du « non », NDLR]
Bernard Rullier
Délégué national du parti socialiste aux institutions
Fausser le débat sur le traité constitutionnel avec des arguments qui contiennent des contresens et révèlent une méconnaissance du fonctionnement actuel de l’Europe n’est pas rendre service à la démocratie surtout lorsqu’on accuse médias et professeurs de droit de « priver les citoyens de débat public ». C’est pourtant l’exercice périlleux auquel s’est livré un enseignant d’un lycée de Marseille à travers un texte qui circule d’autant plus facilement sur internet qu’il est crédité de l’autorité et de l’expertise d’un « professeur de droit », qualité à laquelle l’auteur ne peut prétendre, et qu’il est cité dans la presse .
On peut même mettre la bonne foi en doute de celui qui affirme très rapidement que le traité constitutionnel, par ses références libérales, n’est pas neutre politiquement et dont la bibliographie, succincte, ne contient que des références hostiles au oui .
Il s’agit donc plutôt d’un nouvel argumentaire engagé, habile parce qu’il mêle le doute (« j’étais pour sans l’avoir lu, je ne dors plus depuis que je l’ai lu ») et se présente comme les réflexions d’un citoyen ordinaire (« je suis un humain de base, un ingénu »). Les cinq critiques qu’il présente sont fortement contestables. Plus grave, elles montrent que, indépendamment du débat sur la constitution, l’Europe reste une inconnue pour le grand public. Là réside sans doute la faillite de notre système éducatif et médiatique et l’une des explications des difficultés du oui.
21:10 Publié dans Les autres contradicteurs de M. Chouard | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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